Une Escapade dans les Cyclades

Île de Sifnos



Ayant embarqué sur l' île de Sérifos  depuis une trentaine de minutes à peine, nous longions déjà les côtes de celle de Sifnos .


Kamarès

Relativement tôt le matin, le ferry nous débarquait sur les quais de Kamarès, le port le plus important de Sifnos .

Nous y prenions un copieux petit-déjeuner sur la terrasse d' un des cafés bordant sa grande plage de sable . Cernée de montagne,

elle épouse les contours d'une vaste baie .

 

 

Nous prenions encore le temps de nous rendre dans quelques unes de ses nombreuses échoppes de poterie, au centre d'informations touristiques pour y récupérer quelques brochures et consulter les horaires de ferry . Nous y achetions également des agmydalota, de délicieuses bouchées de pâte d' amande . Nous ne nous y éternisions cependant pas ...

 

Agios Andreas

Les paysages bordant la route que nous suivions désormais vers le Sud, nous semblaient bien différents de ceux précédemment

rencontrés sur l' île de Sérifos . Elle sillonnait sur des collines vallonnées, couvertes de vignes, d' oliviers et de lauriers rose .

Nous allions tout d' abord visiter le site archéologique de l' Acropole d' Agios Andreas  (droit d' entrée : 2€ par personne) .

Plus que par les quelques vestiges éparpillés de cette ville antique, c' est sa position stratégique au sommet d' une colline qui méritait

bien que nous nous y attardions ... Nous y bénéficiions effectivement, d' un point de vue étendu, assez remarquable .

 

 

Le sommet de cette colline est également occupé par  une église toute blanche, également baptisée Saint André (Agios Andreas) .

Ses toits sont ornés de flaros, de typiques poteries d' argile coiffant traditionnellement les toits des bâtiments de Sifnos .

 

Vathy

Desservie par un très bon réseau routier, nous avions vite fait d' atteindre déjà le Sud-Ouest de l' île . Nous y traversions de très belles oliveraies tapissées de très odorantes plantes telles la  sauge, le thym et l' origan, dont la floraison apportait une pointe de mauve à

cet agréable cadre bucolique . Puis la route dévalait des pentes un peu plus arides, dévoilant au détour d' un virage la très jolie baie circulaire de Vathy .


Vathy  devait être un endroit bien agréable avant que n' y soit construit un hôtel de luxe . Nous jugions personnellement sa plage surfréquentée . Nous en sillonnions le rivage . Proche des serviettes multicolores répandue sur le sable fin, nous y entendions parler

le français, l' anglais , l' allemand ... Bien loin de la sympathique ambiance précédemment ressentie à Sérifos !

Nous nous isolions tout d' abord vers la gauche, jusqu' aux ateliers du plus ancien potier de l' île, où la plage prenait fin .

 

Nous remontions ensuite la plage en sens inverse . De petites tavernes y occupent d' authentiques maisons de pêcheurs ; elles étendent

leurs terrasses ombragées dans le sable, presqu' à toucher l' eau . A droite de la baie, nous parvenions à la très pittoresque église des Taxaiarques .



Ses murs abritent un petit port où viennent s' amarrer les barques colorées des pêcheurs et les bateaux des plaisanciers .



 

Nous avions repéré sur notre carte, une piste qui nous permettrait d' atteindre l' extrémité Sud de l' île . Nous la suivions sur plusieurs kilomètres, avant qu' une barrière ne nous interdise de la poursuivre . Nous nous résolvions à faire demi-tour, et retrouvions un cordon de bitume qui nous ramènerait jusqu' au centre de l' île, avant d' envisager en atteindre le Sud . Qu' importe, la balade motorisée au dessus de la belle baie de Vathy  avait été très agréable (et autant dire que nous n' y avons croisé personne !) .

Nous avions alors pensé rejoindre la pointe sud de l' île depuis Platis Gialos, mais ne trouvions pas le départ de la piste (ou même

d' un sentier que nous aurions alors, parcouru à pied), pourtant mentionnée sur notre carte ?!

La plage de Platis Gialos  ne nous avait pas spécialement donné l' envie de nous y arrêter ...

Nous remontions alors, la façade Est de l' île .

 

Monastère de Chryssopigi

La route que nous suivions surplombait l' emblématique monastère Chryssopigi . Construit sur un rocher s' avançant sur la mer, nous en découvrions sa très élégante silhouette ... Nous nous y rendions .



Les rochers plats entourant le monastère nous invitaient à y étendre nos serviettes . Nous y dorions au soleil, allant nous rafraîchir dans des eaux cristallines  lorsque nous avions trop chaud .



Nous faisant face, érigé sur un rocher désertique, se détachait le profil immaculé du monastère de Timios Stavros  que nous approcherions dès le lendemain matin .


 

Dépassant la plage d' Apokofto, nous empruntions un sentier pavé grimpant jusqu' à la chapelle d' Aï Giannis . En le poursuivant,

il est tout à fait envisageable de rejoindre, au cours d' une balade aisée longeant la mer, le petit village de Faros (nous nous y

rendrions personnellement le lendemain, suivant véhiculés, la grande boucle que fait la route pour y parvenir) .

Nous y bénéficiions d' un superbe point de vue .

 

 

Suivant aléatoirement de petits sentiers s' égarant à travers champs, nous nous élevions encore un peu plus jusqu' à atteindre la petite chapelle d' Agios Ioannis . Occupant le sommet d' une colline, s' ouvrait devant nous, un plus vaste panorama encore .


Nous stationnions à l' ombre des tamaris bordant la plage d' Apokofto . Nous y passions la nuit en compagnie de quelques bateaux de plaisanciers, au mouillage dans cette très belle baie fermée par les monastères de Chryssopigi  et de Timios Stavros .

Sur l' agréable terrasse de la taverne du Chryssopigi Beach, nous nous régalions d' un savoureux Mastello, spécialité locale d' agneau

cuit lentement au four dans un plat en terre, avec du vin et de l' aneth ... Un délice !

 

Faros

 

Faros  est un pittoresque petit port de pêche que nous avons bien apprécié . Blotti au fond d' une crique, de traditionnelles maisons cubiques blanches s' étagent sur les flancs d' une petite colline . Agréable lieu de séjour, on y trouve quelques chambres à louer et des tavernes dont nous jugions les terrasses particulièrement accueillantes .

 

Après avoir foulé le sable de la plage de Glyfo  qui relie la petite cité au port, nous accédions à celle de Fasolou, agréablement

ombragée par les tamaris . Nous suivions alors une piste grimpant aux abords du monastère de Timios Stavros .

Ceint par une clôture, nous ne pouvions cependant pas y pénétrer .

 

Artémonas & Apollonia

Nous quittions désormais les côtes pour rejoindre, au centre de l' île, un plateau fertile occupé par sept villages, dont Appollonia,

la capitale de Sifnos . Ayant regagné cette dernière, nous empruntions tout d' abord une ruelle grimpant en escaliers vers Artémonas .

 

 

Nous passions pas mal de temps à y errer dans son lacis de ruelles . Elles formaient un vaste labyrinthe ne semblant répondre à

aucune logique particulière, et dans lequel nous peinions un peu à nous repérer . Uniquement piétonnes, elles grimpent jusqu' à une

ligne de crête occupées par d' antiques moulins à vents .

 


 

Au cours des XVIIIème et XIXème siècles, des notables se sont établis à Artémonas . Abrités dans de beaux jardins, ils s' y sont fait bâtir de superbes demeures de style vénitien et néo-classique, ornées de colonnes, de balcons en fer forgé ... Elles côtoient de plus modestes et traditionnelles maisons cycladiques, chaulées de blancs . Outre une gamme élargie de nuances de bleu, leurs portes, leurs huisseries et leurs volets se parent ici, d' une palette de rouge, de vert, de gris, de jaune ...

L' île de Sifnos  est particulièrement réputée pour ses poteries ; ainsi, compte-elle encore aujourd' hui, une quinzaine d' ateliers de céramistes (au nombre de 90 au début du XXème siècle !) . Notre "flânerie", nous donnait l' occasion d' en admirer quelques très

belles créations .

 


Nous y découvrions par ailleurs, un nombre très important d' églises et de chapelles coiffées des coupoles si caractéristiques

à l' architecture hellénique .


Redescendant un peu lessivés de notre longue promenade à Artémonas, durant laquelle nous avons eu très chaud, nous arpentions désormais les ruelles de la voisine Apollonia . Moins étendue, cette dernière s' articule essentiellement autour de la touristique et pittoresque sténo  ("étroit" en grec), une petite ruelle piétonne où s' alignent les tavernes et les boutiques .

 

Profitis Elias

 

C' est aux heures les plus chaudes de l' après-midi, que nous nous décidions d' entreprendre la très belle grimpette menant au monastère coiffant le sommet du Profitis Elias, le point culminant de l' île (près de 700 mètres !) .

 

 

Tracé au milieu du thym, de l' origan et de la sauge, dont nous humions les parfums, nous suivions un sentier emprunté par les pèlerins .

Son itinéraire, parfois pavé, est très correctement balisé ; d' un dénivelé d' environ 400 mètres, il s' élève progressivement  .

Protégé par d' imposants murs blancs, le monastère construit sur les ruines d’une citadelle antique, a des airs de forteresse .

Poussant sa massive porte d' entrée, nous pénétrions dans sa cour autour de laquelle s' ordonnaient en enfilade, les cellules des moines entourant une église . Seul le réfectoire était libre d' accès lors de notre passage . A l' intérieur, pour récompenser ceux parvenus jusqu' ici, un petit panneau invite à s' y détendre autour d' un café grec que l' on aura soin de préparer soi-même (nécessaire et ingrédients disponibles sur place ; accès également à un WC et à un point d' eau) .

 

Depuis le chemin suivi pour y accéder, mais plus encore, depuis le sommet du Profitis Elias, nous bénéficiions d' une vue panoramique couvrant l' île toute entière ; nos regards, portaient même bien au-delà, jusqu' à distinguer plusieurs des îles voisines . Cette balade est vraiment fantastique, nous l' avons personnellement beaucoup appréciée . Bien que réputée, nous n' y avons cependant croisé absolument personne (peut-être effectivement, mieux vaut-il la prévoir en début de matinée ou fin d' après-midi ?!) .

Annoncée en 2h30 aller et retour, nous avons mis un peu plus d' une heure dans le sens de la montée, et un peu moins de 3/4 heure

dans celui de la descente .

 

Kastro

 

Kastro  n' est distant d' Apollonia  que d' un peu plus de trois kilomètres . Ainsi est-il tout à fait envisageable de la rejoindre à pied, empruntant un sentier confortable . Nous empruntions personnellement la route s' échappant vers la mer, dégringolant un vallon

couvert de vigne et d' oliviers, au milieu desquels ont été bâti de croquignolettes petites chapelles . Nous y découvrions alors la très

belle Kastro, dont les maisons blanchies à la chaux épousaient le relief d' une colline rocheuse surplombant la mer . Au premier plan, chapeautés de coupoles bleues, des moulins à vent (sur la gauche) et les temples de Agios Stefanos  et Agios Ioannis  (un peu en contre-bas sur la droite), sublimaient le tableau qui nous était proposé d' admirer depuis la route .

 

 

En grec, Kastro  signifie "forteresse" . Village à l' architecture défensive, ses remparts sont ici formés par les façades extérieures de

maisons à deux ou trois niveaux, accolées les unes aux autres . Au fil du temps, la forteresse vénitienne a su préserver son caractère médiéval . Ainsi, y pénétrions nous par des passages voutés, autrefois protégés . Nous y arpentions alors, un dédale de ruelles pavées

aux joints blanchis, très étroites . Elles sont bordées des traditionnelles petites maisons blanches cubiques dont les portes, les volets mais aussi les petits balcons en bois, sont invariablement colorés . Nous y découvrions par ailleurs, quelques plus belles demeures seigneuriales dont les blasons étaient gravés au-dessus des portes .


Nous empruntions le sentier pavé permettant de contourner totalement l' enceinte que forment les murs des maisons du village .

Dans sa partie longeant le littoral, le promontoire rocheux  sur lequel il a été bâti, plonge de manière abrupte dans la mer .

En contre-bas, la coquette église des Sept Martyrs  couronne un rocher cerné par les eaux .

 

 

Dégringolant la colline hébergeant Kastro, nous parvenions à 

son ancien port : Seralia . Occupant le fond d' une petite crique,

il abrite quelques typiques maisons de pêcheurs dont certaines délabrées, semblaient avoir été laissées à l' abandon . Des barques colorées y pourrissaient également ; seules quelques-unes y étaient encore amarrées au quai . Nous y profitions par ailleurs, de son agréable petite plage depuis laquelle, nous allions nous baigner .

 

 

Dépassant le site des moulins, proche de là où nous avions dormi (voir "Nos bivouacs" en bas de page), nous suivions un sentier surplombant la mer . Profitant une fois encore, de superbes décors, la belle balade allait nous mener au coquet monastère

de la Pagia Poulati, isolé au cœur de paysages à l' ambiance pastorale . Poursuivant le sentier, nous parvenions à Dialiskari,

une anse cernée de rochers sur lesquels les vagues viennent se fracasser .


Chéronisos

 Abordant désormais la pointe Nord de l' île, nous évoluions au sein de paysages beaucoup plus arides et sauvages, n' accueillant que

de rares et éparses lieux d' habitat . Ainsi, le petit port de Chéronisos  nous est-il apparu tel un petit "bout du monde" ...


 

Au creux d' une baie très encaissée, protégés des vents, y vacillent sur des eaux limpides, quelques barques et petits bateaux

de pêcheurs . Sur le rivage, une plage de sable ombragée par des tamaris, sépare les agréables terrasses de deux tavernes .

Chéronisos  accueille encore une petite poignée d' autres bâtiments, dont l' atelier d' un potier exerçant encore .

Bref ... un endroit tout à fait charmant, ayant su conserver une authenticité certaine .

 

Au cœur de paysages très sauvages, nous allions nous promener sur les pentes des collines versant dans la calanque de Chéronisos .

L' itinéraire que nous suivions pour nous rendre vers l' extrémité de la pointe Nord, nous permettait d' admirer l' esseulé très beau monastère d' Agios Georgios .

 

 

Nous allions passer la nuit, stationnés proche du monastère (voir "Nos bivouacs", en bas de cette page) . Aussi y grimpions-nous

à nouveau, afin d' y assister à un très poétique coucher de soleil.


Épilogue


Durant 3 jours, nous avions sillonné l' île de Sifnos ... Nous la quittions en matinée, depuis le quai de chargement de Kamarès, là même où le ferry nous avait précédemment débarqués . Nous atteindrions Milos, notre prochaine étape, en 1 heure de traversée effectuée une fois encore, sur un speed-boat de la compagnie Aegean Speed Lines  (en fait, nous avions toujours emprunté cette même liaison entre

les ports du Piréee, et de Milos, desservant successivement au passage, celles de Sérifos  et de Sifnos) .


Avec ses vallées fertiles ceintes de massifs montagneux, ses étendues couvertes d'oliviers millénaires, de vignes et de plantes aromatiques odorantes, ses belles plages de sable ... Sifnos  offre une palette de paysages plutôt diversifiés .  Ses monastères, ses poteries et sa gastronomie en ont par ailleurs, fait la renommée . Disposant également de quelques très beaux itinéraires de randonnées, il n' est pas étonnant de la voir fréquentée par pas mal de vacanciers durant les mois d' été .

Elle nous a personnellement réservé quelques belles surprises . Cependant, sans n' avoir absolument rien à lui reprocher, nous avouons lui avoir préféré l' île de Sérifos   que nous jugions beaucoup plus "intime" .

Qu' allait désormais nous réserver celle de Milos ?  C' est ce que nous vous proposons de découvrir en page suivante .

 


Nos bivouacs

 

 


Sur cette carte figure l' emplacement exactement défini de chacune de nos étapes nocturnes . Elles sont différemment symbolisées, selon le type de stationnement

pratiqué : zones de camping, parkings, aires CC ou bivouacs .

Un clic sur le repère ouvre une fenêtre sur laquelle figurent des images, le nom

de la ville, le lien renvoyant à la page du récit relative à l' étape, ainsi que ses

coordonnées GPS .

 

 

 

 


Plage d' Apokofto

Les + : l' ensemble des plages de Sifnos  disposent de douches, de WC et d' une cabine où se changer ... C' est pratique !

           proximité immédiate d' une très bonne taverne où il est bien agréable d' y déguster de très savoureuses spécialités locales .

 

Tranquillité      **   
 Discrétion      *   
 Cadre      **   
 Accessibilité CC / Fourgon
     Oui   
 Appréciation globale
     **   

 


Kastro

Stationnement au pied du village, sur une portion de route en impasse, tout proche des moulins à vent (absence totale de circulation) .


Tranquillité     **   
Discrétion
    *   
Cadre
    **   
Accessibilité CC / Fourgon
    Oui   
Appréciation globale
    *   



Chéronisos

 

 

Petite aire de stationnement sur

la piste menant de Chéronisos 

au monastère d' Agios Georgios .

 

 

Les + : superbe coucher de soleil depuis le monastère d' Agios Georgios .

Tranquillité **
Discrétion
**
Cadre
**

Accessibilité CC

/Fourgon

???   --->   Rampe importante !
Appréciation globale
**



 

 

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Préambule             Ile de Sérifos             Ile de Sifnos             Ile de Milos             Ile de Santorin             Ile de Naxos

                                                                                                                                                  (en cours d' écriture)