Cinque Terre et île d' Elbe ...


Introduction


Ce voyage en Italie  s' est déroulé entre le 10 et le 19 Avril 2010 ; une fois encore, nous l' effectuions à bord de notre fidèle fourgon aménagé à bord duquel nous embarquions à quatre : Justine, Laura, Barbara  et Jean-Fi .

Pour ces vacances de Printemps, l' Italie  était apparue telle une évidence ... Nous l' adorons !

Ainsi, depuis une quinzaine d' années, nous nous y rendions assez régulièrement .

La première des destinations retenue fut les Cinque Terre  que nous n' avions jusqu' alors qu' à peine entraperçues .

Pour la suite du voyage, rien n' avait été préalablement véritablement prévu. Souvent, nous aimons ainsi laisser une part importante

à l' aventure ; de toute façon, les "plans" préalablement établis, se retrouvent très régulièrement modifiés en fonction d' impondérables, tels la météo ou plus simplement les attentes et les envies de chacun au moment présent ... Quoi qu' il en soit, et quelque soit la destination choisie, l' Italie  ne nous avait jusqu' alors, jamais déçus ... Il en était de même, cette fois encore, avec l' île d' Elbe, épinglée

au programme de ce joli circuit !



La carte de nos étapes nocturnes



Sur cette carte figure l' emplacement exact de chacune de nos étapes nocturnes. Elles sont différemment symbolisées, selon le type de stationnement pratiqué : zones de camping, parkings, aires CC ou bivouacs .

Un clic sur le repère ouvre une fenêtre sur laquelle figurent des images, le nom de la ville et le lien renvoyant à la page du récit relative à l' étape . Pour une meilleure visualisation, vous pouvez également utiliser l' option "Earth" .



Lien vers la carte "Les nuits de nos récits" .

 




Le 10 Avril 2010


La route empruntée depuis la maison pour se rendre en Italie  était bien souvent la même : Briançon, Montgenèvre, les ponts, les viaducs et les tunnels rencontrés ensuite sur les autoroutes italiennes ...

En Italie, emprunter les routes, est en générale, une erreur qu' on ne commet qu' une fois ... On y perd des heures infinies et souvent stressantes ! Contrairement en France, le tarif appliqué aux camping-cars lors du passage aux péages est identique à celui appliqué aux simples voitures ! Aussi, privilégions-nous la plupart du temps et concernant plus particulièrement les longs trajets, l' autoroute .

Nous atteignions notre destination initiale en fin d' après-midi . Les Cinque Terre  se composent de cinq villages distants les uns des autres de quelques kilomètres, sur une très jolie partie de côte de la Riviera Ligure du Levant ... En 1997, l’ Unesco  a classé cet espace dans la liste du Patrimoine Mondial de l’Humanité  comme paysage culturel .

Plus que partout ailleurs, les possibilités de stationnement sont ici limitées et réglementées . A notre connaissance, les possibilités de stationnement nocturne, autres que les campings sont, d' Ouest en Est :


     *  Bonassola, aire de services accessible pour une trentaine de CC . Ouverte uniquement d' Octobre à fin Mai . Tarif : 12 €/24 h,

         accès aisé aux Cinque Terre  par train .

     *  Levanto, aire de services accessible pour une centaine de CC (en tenant compte du parking situé en face, de l' autre côté de la

         route) . Bruyant car situé sur l' axe principal  . Tarif : 15 €/24 h, accès aisé aux Cinque Terre par train .

     *  Monterosso Al Mare, aire de simple stationnement pouvant accueillir de nombreux CC . Tarif 2 €/h ou 18 €/24 h .

         Suivre "Fegina" et non le bourg principal, pour lequel la route d' accès est interdite aux CC .

     *  Portovenere, aire de services accessible pour une vingtaine de CC . Tarif : 10 €/24 h (basse saison), 18 €/24 h (haute saison),

         accès aisé aux Cinque Terre par train .

     *  La Spezia, aire de services accessible à de nombreux CC . Aire gratuite pour laquelle il est d' usage de déposer un don pour

         la Croix Rouge qui vous accueille, accès aisé aux Cinque Terre par train .



Notre choix s' est personnellement porté sur le parking de Monterosso .

Sur cette photo ci-contre, il est assez aisé de saisir chacun des avantages méritant de privilégier cet espace de stationnement . Idéalement placé, en bord de mer, loin de toute avenue passante, il permet de regagner directement les différents sentiers, et offre un accès très rapide à la gare .

Son prix en revanche, peut être jugé relativement élevé pour un simple stationnement

n' offrant comme seul service, la possibilité de s' approvisionner en eau .

Sous la flèche, figure notre fourgon !

Nous profitions de cette fin d' après-midi ensoleillée pour découvrir le joli village de Monterosso al Mare  et musarder le long de ses côtes . Nous prenions quelques renseignements utiles à l' organisation du planning de la journée du lendemain,

au cours de laquelle nous projetions randonner dans les Cinque Terre .




Le 11 Avril 2010


La nuit passée sur le parking avait été excellente, bercée par le bruit des flots venant s' échouer sur la plage voisine .

En revanche, au petit matin, c' était le bruit des gouttes de pluie se fracassant sur la tôle de notre fourgon qui nous inquiétait .

La longue balade que nous avions programmée aujourd' hui semblait ainsi compromise !

Au réveil, le ciel demeurait encore menaçant . Nous étions dimanche, nous craignions de plus que les sentiers que nous souhaitions emprunter, ne soient trop fréquentés . Nous convenions de remette la jolie balade reliant les cinq villages au lendemain lundi ; la météo annoncée plus favorable, permettrait de rendre ce moment plus exceptionnel encore ... Nous l' espérions !



Nous occupions cette journée à errer dans les jolies ruelles de Monterrosso . Puis nous allions nous balader vers le Nord,

s' enfonçant un peu plus vers l' intérieur des terres . Nous nous dirigions ensuite à l' Est, et enfin à l' Ouest où nous longions les côtes

s' étendant de part et d' autre du village .



Nous ne nous rendions cependant pas au Sud, pas plus que nous nous baignions ... la méditerranée y était encore trop fraîche pour nous !

Seule Justine  s' y aventurait sur quelques mètres en cette fin d' aprés-midi, où les nuages avaient fini par se dissiper au profit d' un soleil généreux . Ainsi nous accordions-nous un long moment consacré à la détente sur la plage .


 

 

Nous passions une deuxième nuit sur ce même parking, sans que notre fourgon ne l' ait quitté aujourd' hui . Celui-ci s' était considérablement vidé ! Seuls trois ou quatre CC nous tenaient dorénavant compagnie, lorsque la veille, il était totalement saturé de CC italiens, venus passer

ici le week-end !




Le 12 Avril 2010


Comme il avait été prévu, le soleil brillait dès les premières de la matinée .

Nous nous rendions à la gare ferroviaire pour y acheter nos billets d' accès aux sentiers et aux trains reliant les cinq villages .

Effectivement, ici, les sentiers sont à péages : un forfait de 5 € est encaissé et donne accès à l' ensemble des différents tracés .

Il est également possible de bénéficier d' un tarif dégressif si l' on souhaite y randonner durant plusieurs jours .

Les possibilités de forfaits sont multiples, alliant sentiers et trains et/ou bateau ...

Nous options personnellement pour un forfait "sentier + train" . D' une valeur de 8,50€ par personne (4,30 € pour les enfants de

4 à 12 ans ; également forfait famille composée de 2 adultes + 2 enfants de 4 à 12 ans à 21,50 €), il permet d' emprunter autant de chemins et de trains que l' on souhaite tout au cours de la journée . Le prix du forfait regroupant également le bateau est de l' ordre

de 20 € par personne .



Nous décidions d' emprunter le train jusqu' au village le plus éloigné avant d' effectuer la totalité du retour à pied, le long du sentier n° 2 (itinéraire bleu, longeant au plus près la côte ; revers de la médaille, il est également le plus fréquenté) . A l' heure convenue, le train à destination de La Spezia  faisait son entrée en gare .


Quatre arrêts plus tard, le train nous déposait en gare de Riomaggiore .

Depuis la gare, nous empruntions alors un tunnel réservé aux seuls piétons et débouchant directement sur un croquignolet port de poche (et/ou de pêche), enserré de hautes maisons colorées ... Les embarcations de pêcheurs s' y enchevêtraient ; pour rentabiliser au mieux l' espace, certaines d' entre elles reposaient en hauteur, sur un système de cordes suspendus .

L' impression visuelle était Sublime !

Hélas, en cette heure matinale, de ses rayons, le soleil n' inondait pas encore ce

lieu enchanteur, péjorant ainsi la qualité des prises de vues que nous y prenions .

Nous ne pouvions cependant pas nous permettre de patienter : une longue journée de marche nous attendait . Nous poursuivions par la visite du centre et

des hauteurs de Riomaggiore ; indéniablement, ce premier village était pourvu de beaucoup de charme !



Nous quittions le village en nous dirigeant vers l' Ouest . Le chemin  que nous empruntions portait le nom évocateur de "Via dell' Amore" . Parcourir ce "Chemin des Amoureux" ne présentait aucune difficulté . Il traversait de larges galeries dont les murs étaient recouverts de dessins et graffitis évoquant ... l' Amour  bien sûr ! Il nous permettait de bénéficier de beaux panoramas ouvrant sur une côte sauvage ... en moins de 20 minutes, nous parvenions à Manarola .



Depuis le sentier, un peu avant la gare, est apparu Manarola, un village judicieusement placé sur joli cap rocailleux .



Manarola  constitue le plus petit bourg des Cinque Terre . Une fois encore, l' absence de lumière ne nous permettrait pas d' en capturer

les belles images de ses étroites ruelles, exposées principalement à l' Ouest . Par manque d' espace dans son minuscule petit port, les barques de pêcheurs s' entassaient au centre des venelles, rangées comme elles pouvaient être, au pied des maisons . C' est en quittant Manarola, depuis le sentier dominant à pic la mer, que nous bénéficiions de la plus belle vue sur ce typique village .



Bien qu' un peu plus long, le chemin menant aux pieds de Corniglia  n' était pas bien difficile à parcourir . Seulement voilà, le village est perché sur la cime d’une colline entourée de vignes . Pour s' y rendre, il est nécessaire de gravir une longue rampe d’escaliers constituée de 377 marches . En haut de ceux-ci, l' apposition d' une plaque félicite d' ailleurs ceux l' ayant escaladée, pour l'  exploit ainsi accompli !

C' est peut être aussi pour cela que cet authentique village non dépourvu d' un certain charme, nous  semblé moins fréquenté ?!

Ces marches sont en effet également à gravir en provenance de la gare où sont débarqués les visiteurs ... Au final, cette tranquillité nous convenait tout à fait ! (Temps de parcours annoncé entre Manarola  et Corniglia = 1 h) .



Quittant Corniglia, le sentier n° 2 traverse des vignes avant de s' enfoncer sous les pins, les oliviers et les figuiers .

Il offre de somptueux points de vues sur la côte et le village, que dorénavant nous surplombions . Le chemin aménagé en corniches,

bordé de petits murets de pierres, s' élève alors, avec des taux de dénivelés assez  importants . Il convient de compter 1h30 de marche pour accomplir cette partie d' itinéraire s' étendant de Corniglia jusqu' au village de Vernazza .



Nous atteignions Vernazza ...



En guise de récompense aux efforts que nous venions de fournir, nous découvrions au détour d' un virage, le village de Vernazza

perché sur son petit promontoire rocheux ... Magnifique !



Décidément, pour chacun de ces villages, la magie opérait ... Chacun ayant son identité propre ; un charme, une ambiance unique . Venerzza  ne dérogerait pas à cette "règle" !


Le sentier rejoignant Monterosso  était de loin le plus pentu, et ce, quelque soit le sens envisagé entre ce dernier et Vernazza . Par endroits, il était vraiment très étroit et

nécessitait d' être vigilant là où nous posions nos pieds ; un simple croisement entre

piétons se révélait par endroits très délicat, voire impossible . Nous y bénéficiions en revanche, de superbes vues sur la baie et sur Monterosso al Mare, notre destination

finale . Bien prévoir 2h pour effectuer cette dernière liaison . L' intégralité de cette balade peut raisonnablement être envisagée sur une unique journée ...

Elle le mérite : c' est un minimum !

Nous avions suffisamment parcouru Monterosso, la veille, pour que nous nous y éternisions plus encore . Aussi prenions-nous la décision à peine arrivés,

d' "embarquer" . Mais pour aller où ? Nous décidons de suivre un itinéraire longeant les côtes vers le Sud ... nous aviserions ensuite en cours de route !

Ainsi prenions-nous la direction de La Spezia . La route dominait, le sentier que nous arpentions quelques heures plus tôt . Sous cette autre perspective, elle nous gratifiait encore de quelques jolis panoramas ouvrant sur le Parc National des Cinque Terre .

Au dessus de Corniglia, un parking semblait accueillir quelques camping-cars ...

Était-il envisageable d' y passer la nuit ?! Nous l' ignorions .

Il était encore trop tôt pour que nous nous arrêtions ... Nous roulions encore .



Repus de paysages fantastiques, ceux de la côte, découverts au-delà de la Spezia  étaient loin de nous ravir . S' y alignaient des kilomètres de plages de sable, bordées de bars, de bistrots et de restaurants . Ces plages "à l' italienne", nous ne les apprécions pas .

Elles sont principalement occupées par les loueurs de transats et de parasols et ne laissent que peu d' espace au domaine public .

Fort heureusement, ces stations balnéaires étaient en cette saison très peu fréquentées !

Nous bivouaquions sur le parking d' une route en impasse, à Marina di Torre di Lago, dans le Parco Naturele Migliarino .

La chaîne de montagne découverte en arrière plan sur la photo ci-dessous : le Parco Naturale Alpi Apuane, était envisagé pour prochaine destination, mais nous évoquions par ailleurs et pour la première fois, la possibilité de se rendre sur l' île d' Elbe .

C' est sûr, la nuit porterait conseil ...



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