Cinque Terre et île d' Elbe ...


Le 13 Avril 2010

 


Nous nous rendions tout d' abord ce jour là,  le long de la grande plage

de sable bordant la Méditerranée . A droite, nous y observions une plage impeccablement ratissée, nettoyée, prête à  y accueillir les vacanciers ;

à gauche, le spectacle était tout autre : la plage était encombrée de tout

ce que la mer avait rejeté jusqu' ici ... La quantité de bois amoncelé à cet endroit était assez surprenante !





C' est au cours de cette promenade que nous convenions finalement de nous rendre désormais sur l' île d' Ebe .

Nous prenions donc la direction de Piombino, plus au Sud, le port d' embarquement permettant de regagner cette petite île .



Nous empruntions non la route directe, mais les chemins de traverses, nous engageant sur chacune des petites routes regagnant le littoral ... mais invariablement avec la même déception : cette partie de la côte ne présentait décidément, pas beaucoup d' intérêt !

Ces étonnantes cabanes de pêcheurs, nous évoquaient la Charente-Maritime ; elles se situaient à Marina di Pisa .


 

Nous effectuions une courte halte à Populonia . Situé sur une presqu' île dominant le golfe de Barati, ce minuscule bourg constitué essentiellement d' une unique rue, est enserré dans son imposante forteresse du XVeme siècle .

A l' origine ville étrusque, Populonia  avait été l' un des centres les plus importants de l' antiquité . Il y subsiste de nombreux vestiges, notamment des nécropoles disséminées sur une surface assez étendue . Nous ne nous y attardions pas ...

Une autre fois peut être ?!




Nous étions cette fois, proche du port d' embarquement permettant d' atteindre l' île d' Elbe . Le début de soirée approchant, nous décidions de n' envisager la traversée que le lendemain matin . Nous dormions non loin du port de Piombino, sur un parking situé plus précisément à Marina di Salivoli . Au cours d' une promenade que nous faisions proche de notre lieu de stationnement, nous découvrirons les côtes de l' île d' Elbe, séparées du continent italien d' une dizaine de kilomètres à peine .



Le 14 Avril 2010


Nous achetions les billets de la traversée auprès de la compagnie Traomar  (coût : 73,36 € pour un CC, 3 adultes et 1 enfant) .

Une autre compagnie Moby Lines  assure également ce même service, pour un tarif toutefois nous concernant, légèrement supérieur

à celui que nous venions de payer . Les rotations sont assurées de manière très régulières et le temps de traversée excède légèrement

une heure de calme navigation .



L' arrivée sur l' île d' Elbe, et plus précisément au port de Portoferraio  est vraiment séduisante . Le chef-lieu de l' île est une

ville-forteresse ; elle figure parmi les plus beaux chefs-d' œuvre d' architecture militaire .



Nous débutions par visiter l' élégant port de plaisance et de pêche de Portoferraio, précisément là où nous avions débarqué quelques minutes auparavant . Comme sur de nombreuses îles, il semblait ici, régner une ambiance assez sereine, bien éloignée de l' agitation pouvant s' exercer sur le continent . Puis nous nous rendions dans le cœur de son centre historique . Tranquille et pittoresque avec ses étroites ruelles et ses vieilles maisons aux balcons fleuris, Il avait su conserver un caractère qu' on attribue plus volontiers aux petits villages provinciaux .



Portoferraio, plus encore peut-être que ne l' est l' île d' Elbe, est intimement lié à l' histoire napoléonienne .

L' empereur y avait établi sa résidence officielle : le "Palais des Moulins" et se rendait également volontiers vers sa demeure de campagne près de San Martino, tout proche de Portoferraio . Nous visitions l' une et l' autre de ces résidences dans le courant

de

cette même journée .

 

Le Palais des Moulins :

 

 

San Martino :

 

Au cours d' une promenade à cheval, Napoléon  avait découvert le site de San Martino . Souhaitant trouver un lieu éloigné des clameurs citadines et des canicules estivales, il avait acquis cette petite maison de campagne, distante uniquement de 5 km de Portoferraio .


 

Nous parcourions l' île dans le sens inverse des aiguilles d' une montre, longeant dans un premier temps, la route épousant la côte .

Elle recèle de merveilleuses petites criques entourées de végétation méditerranéenne . En revanche, les espaces susceptibles de

s' arrêter pour les observer, mais plus encore, les chemins permettant d' y accéder sont quasi-inexistants .

Puis la route s' est un peu enfoncée dans les terres, tout en prenant un peu plus d' altitude .

Dans un carrefour, en direction de Literno, nous avons pu y repérer le pictogramme d' un CC . Quelle structure permettait ici de les accueillir ?! Nous l' ignorions, nous ne nous y étions pas rendus . Nous tenions néanmoins à souligner cette information compte tenu

de la relative difficulté à trouver des lieux de stationnement nocturne (hors camping) !


 


Nous marquions une première halte au pittoresque village de Poggio .

Nous prenions plaisir à arpenter ses étroites ruelles pavées . Piétonnes, elles débouchaient

souvent sur de très élégantes petites places .

 

Marciana, est la commune voisine . Elles se font face l' une et l' autre, et disposent toutes

deux d' atouts et de charme que nous jugions assez similaires . Cette dernière localité est

basée au pied du mont Capanne, le plus haut sommet de l' île d' Elbe  avec ses 1019 m

d' altitude . Une étonnante remontée mécanique style télé-siège à deux places, permet

aisément d' en atteindre le sommet .

 

Par leur charme caractéristique, ces deux villages d' arrière-pays étaient parvenus à totalement nous enchanter .




 

L' après-midi touchait déjà à sa fin, il était désormais temps de trouver un paisible et discret lieu de bivouac où nous poser .  Regagnant la côte, nous nous engagions systématiquement sur chacune des étroites, sinueuses et pentues ruelles, dès lors que nous pensions qu' elles nous mèneraient vers la mer .  En vain ... Chacune de celles non interdites aux CC, et sur lesquelles nous nous étions aventurés, débouchaient immanquablement sur des parkings privés (fermés par des barrières), des barres de hauteur, des panneaux interdisant le stationnement nocturne mais également diurne, à la catégorie de véhicules à laquelle nous appartenions ...

Parfois, la seule manœuvre de retournement s' est révélée délicate . En revanche, les plages que nous atteignions étaient juste

sublimes, nous n' avions juste pas le temps de nous y attarder .



Nous parcourions ainsi plusieurs dizaines de kilomètres . La route était sinueuse, elle épousait les contours d' une sublime côte où la végétation se faisait beaucoup moins dense au fur et à mesure que nous progressions . Nous n' avions plus d' autres alternatives que celle de stationner, sur un parking desservant un point de vue, à quelques mètres à peine de la route . Nous nous situions dès lors à

l' extrémité Sud-Ouest de l' île, non loin de Fetovaia .



La côte était ici très sauvage, ne disposant d' aucune route, ni même de sentiers nous ayant permis d' accéder à la mer ...

Au loin, nous distinguions les contours de l' île de MonteCristo .



Depuis notre poste d' observation, nous assistions à un magnifique coucher de soleil, sur des côtes que nous pensions être celles

de la Corse, distante, en cet endroit précis d' une petite quarantaine de kilomètres .



Le 15 Avril 2010


La nuit avait finalement été très paisible ... Peu de véhicules avaient finalement circulé sur cet axe principal .

Nous nous réveillions, bénéficiant d' une superbe vue dominant la mer ...

Depuis la veille, rien ne semblait avoir changé, si ce n' étaient les lumières !

D' après notre carte, il était possible d' aller randonner sur la Punta di Fetovia  où des sentiers y étaient tracés .

En réalité, ceux-ci ne débouchaient sur aucune extrémité ouvrant sur la mer . Notre progression a rapidement été interrompue

car ces chemins se perdaient immanquablement dans la végétation méditerranéenne, composée de pins, de romarins, de pieds de lavande, de genêts ...



Nous nous rendions alors sur la belle plage de Fetovaia  ... Nous y étions les seuls durant un long moment !

Le camion était quant à lui, resté garé loin sur la route, car l' accès au village et à la plage était là aussi, interdit aux CC !



Nous appréciions ces quelques moments de quiétude absolue ... Et de quels décors y bénéficiions-nous !!!



Durant tout le temps qu' avait duré notre séjour sur l' île, souvent nous étions nous interrogés : "Mais qu' en était-il l' été,

au pic de la saison estivale ? ... Quel caractère revêtait alors cette paisible petite île ?"



Lorsque nous repartions, empruntant la route dominant alors la plage, la couleur des eaux était plus cristalline encore ; la féérie de la photogénique scène, nécessitait bien un ultime arrêt "photo" !



Nous poursuivions notre cheminement le long des côtes, nous octroyant de multiples arrêts pour profiter de la beauté sauvage des paysages . ils n' en finissaient pas de nous ravir . Nous prolongions un peu la pause à Marina di Campo, où nous visitions le village, son port, sa plage ...



La fin d' après-midi approchant, et forts de notre expérience vécue la veille, nous nous mettions sans plus tarder, en quête du lieu susceptible de nous accueillir pour la nuit . A Lacona, les plages étaient bordées de campings ... De toute évidence, ce n' était pas ici que nous trouverions ! Nous tentions de rejoindre le Capo Della Stella, mais son accès empruntait une piste en mauvais état .

Nous la suivions sur plusieurs centaines de mètres, avant de finalement renoncer, échaudés par quelques mauvaises expériences

en la matière ...

Nous nous posions quelques kilomètres plus loin ; comme la veille, sur un parking situé le long de la route principale . Il bénéficiait ici,

d' un grand dégagement et finalement était bien en retrait de celle-ci . Nous y suivions un sentier s' enfonçant à travers les genêts,

et menant vers une avancée sur la mer depuis laquelle nous bénéficiions une fois encore, de décors assez somptueux .



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