Escapade marocaine ...


Le 25 Juillet 2009

 

Nous poursuivions vers le Sud en prenant un peu d' altitude sur les routes du Moyen Atlas . Après Ifrane  (une station de ski

à l' européenne ne présentant que peu d' intérêt), la route traversait de hauts plateaux offrant de somptueux paysages .

 

 

 

 

Nous traversions alors la forêt des cèdres où nous nous amusions

d' y voir évoluer de nombreux singes magots y résidant .

 

Au delà  d' Azrou, nous effectuions un petit crochet nous permettant d' atteindre 

le belvédère d' Ito . Il offre de beaux points de vue sur des montagnes  aux tons  jaune ocré .

 

 

 

 

 

La route que nous empruntionse ensuite, était vraiment très étroite . Du côté d' Aïn-Leu, la campagne environnante se révélait être d'une extrême beauté . Régulièrement, nous étions amenés à traverser de belles forêts de cèdres .

 

 

Nous abordions des lieux vraiment retirés, totalement isolés . Cependant, de nombreux enfants sortaient de nulle part et tentaient

de faire stopper notre véhicule : ils nous réclamaient des stylos, des bonbons ... Nous n' avions, jusqu' alors, pas été confronté à ce phénomène . Difficile à supporter, il avait créé un certain malaise, comme une atmosphère pesante enveloppant l' habitacle de

notre fourgon . A pied, nous nous rendions aux sources de l' Oued Oum-er-Rbia . Très fréquentées, elles demeurent un lieu de promenade bien agréable .

 

 

L' état de l' étroite route rejoignant Itzer, d' abord bien roulante allait en se dégradant . Les importantes crues de cet hiver avaient emporté une grande partie de son revêtement . Mais là, il n' y a pas de photos, je me concentrais sur ma conduite qui devenait de plus en plus périlleuse . Nous dirigions notre fourgon sur des portions de "route" que nous n' aurions même pas pu soupçonner qu' il puisse franchir . Régulièrement je devais faire une reconnaissance à pied pour déterminer l' endroit le plus favorable où nous pouvions

l' engager . Les moyennes horaires étaient alors, ridiculement basses . Au croisement d' une piste, où prendre ?! Aucune indication ne nous permettait de différencier le chemin à emprunter ?! Pire : la nuit tombait désormais ... nous vivions là, une situation vraiment stressante ! Dans le fourgon personne ne bronchait ; y flottait un perceptible sentiment empreint d' une certaine panique !

 

 

 

 

Plus de six heures nous avaient été nécessaires pour parcourir moins de 50 kilomètres ! Lorsque nous regagnions le salvateur bitume, il était près de minuit !

Nous nous posions, exténués, sur le parking de cette station-service non loin de Midelt ... Il était 0 h 30 min ; avec l' accord de son personnel, nous y passions la fin de la nuit .

 

 

 


Le 26 Juillet 2009

 

Nous nous dirigions toujours plus vers le Sud ... Les paysages jusqu' alors si variés, si splendides, ne cessaient encore de l' être .

Ils nous ravissaient . Les températures s' élevaient, les sols devenaient de plus en plus plus arides ...

 

 

Nous demeurions vigilants ... Ces grands espaces recelaient d' enfants accourant de nulle part dès que nous stoppions notre fourgon

l' espace du temps nécessaire pour y prendre une photo  . Pour ne pas avoir à répondre à ces sollicitations parfois un peu menaçantes, nous nous refusions à certaines prises de clichés . Nous vivions ces évènements pouvant pourtant sembler anodins, telle une entrave à notre liberté .. Et au final, cela en venait vraiment exaspérant !

 

 

Les Gorges du Ziz  nous sont apparues assez subitement ... la route les traversant est vraiment de toute beauté ; elle offre de magnifiques panoramas sur une jolie palmeraie .

 

 

 

Nous allions chercher un peu de fraîcheur dans la palmeraie, véritable bouffée d' oxygène, constituée par une frange de verdure dans un univers minéral . Nous séjournions au camping Tissirt, à l' ombre des palmiers, des orangers ... Nous avons éprouvé un véritable coup de cœur concernant cette petite structure : certainement notre plus beau souvenir de camping ! Nous y avons été très chaleureusement reçus, autour d' un traditionnel thé à la menthe . Mustapha  passait une bonne partie de l' après-midi en notre compagnie (nous y étions les seuls clients), nous menait vers un lieu de baignade paradisiaque et magique, perdu au cœur de la palmeraie . Un grand moment assurément !

Sanitaires irréprochables, excellent  et copieux couscous consommé sur place . 

 

 

 


le 27 Juillet 2009

 

Avions hésité ce matin à rester une journée supplémentaire au paradisiaque Camping Tissirt, tant y séjourner nous avait semblé agréable . Mais l' envie de désert, que nous partagions tous, fût plus forte . A posteriori, nous regrettions un peu ce choix . Nous ne savions pas encore que nous ne rencontrerions plus d' endroits tout aussi magique ! Nous prenions alors, la direction d' Erfoud ...

Sur la route y menant, les températures s' élevaient encore un peu plus ; elles devenaient un peu étouffantes ...

 

 

A Rissani, nous atteignions les portes du désert . Nous y empruntions une agréable route touristique  . Longue d' une vingtaine de kilomètres, elle traverse en boucle, une immense palmeraie . Cet itinéraire est jalonné de nombreux et très jolis ksour (pluriel de ksar : groupe d' habitation en pisé) .

 

 

Comme il peut être frustrant de ne pas pouvoir s' arrêter où on le souhaite, de ne pas pouvoir franchir les portes de ces merveilleuses kasbahs, sous la menace de se voir assaillir par des dizaines d' enfants quémandeurs ... 

 

 

Après Rissani, la route traverse dans une longue ligne droite, une grande étendue désertique constituée de pierres et de sable .

Au bout de celle-ci, les premiers dromadaires et, un cordon de dunes oranges, celles de l' Erg Chebbi : nous parvenions tout

proche du village de Merzouga .

 

 

Nous nous posions à l' Auberge-Camping Sahara, sur un calme terrain, au pied des dunes . Il dispose d' une très jolie piscine, et vu les températures atteintes, ce simple détail revêtait une certaine importance ; en revanche, il n' offrait pas beaucoup de zones d' ombre !

 

 

Dans cet établissement, nous avons bénéficié d' un accueil chaleureux, facturé d' un prix tout doux . Y sont  également proposées des excursions à dos de dromadaire dans les dunes ... Tout pile ce que nous étions venus chercher ici ! Le "truc" est un peu classique, il n' est en revanche, à ne surtout pas manquer pour tout voyageur se rendant à Merzouga ... Nous allions adorer !

 

 

 

Le rendez-vous était fixé à 18 heures, nous profitions de la piscine en attendant .

Mais l' heure approchait, il nous fallait nous équiper : chaussures fermées, panta-courts, crème solaire, lunettes de soleil, chapeau, un tee-shirt à manche longue (au cas où !),

3 litres d' eau par personne et appareil photo sont autant d' éléments qu' il convient au minimum de prévoir . A l' heure convenue, nous étions prêts, nos montures l' étaient également ... Et c' était parti ! La caravane se mettait en marche ...

 

 

 

 

 

 

Dans un magnifique océan de dunes aux teintes subtiles, nous chevauchions, une heure trente durant . Nos postérieurs nous rappelaient que c' était ainsi bien suffisant ! Nous accompagnaient trois espagnols, un couple néerlandais et nos deux chameliers .

Malgré, nous concernant, la barrière des langues, le groupe que nous constituions se révélait plutôt sympa  .

Au bout de la balade, nous atteignions une oasis, elle constituait le lieu de notre bivouac nocturne . 

Installés sur des tapis, nous y dégustions notre repas du soir . Des fourchettes nous avaient été servies ... j' avais prévenu nos filles

qu' il n' y en aurait pas, les voilà rassurées !

Nous dormions à la belle étoile, le sable des dunes pour unique matelas et sous un très beau ciel étoilé !

"What else ?!" Nous vivions des instants que nous qualifions toujours à ce jour, de Fabuleux et Magique !

Un vrai beau souvenir, un de ceux que nous n' étions pas prêts d' oublier !

 


Le 28Juillet 2009

 

Il était 6 heures ; la nuit avait été fraîche ; le soleil ne s' était pas encore levé . Nous éprouvions un certain plaisir à ainsi nous réveiller au milieu du désert : une expérience que nous ne renouvellerions assurément pas de si tôt ! Nous absorbions un thé, croquions dans un morceau de pain, et déjà nos montures nous attendaient ...

 

 

Quel émerveillement ! Au soleil levant, les couleurs étaient plus extraordinaires encore que la veille . Elles paraient alors les dunes,

d' un orange vif . Nous avions conscience de vivre là, un moment aussi magique qu' il n' était unique !

 

Auberge Camping Sahara

 

De retour à l' auberge Camping Sahara, nous nous restaurions d' un copieux petit déjeuner . C' est au cours de celui-ci que nous décidions d' un commun accord, de nous accorder ici, une journée de repos supplémentaire . Ainsi, la journée s' organisait-elle principalement, d' instants de détente autour de la piscine . L' aire de camping ne présente pas beaucoup de zones d' ombre : notre frigo ne parvenait pas ce jour là, à fournir assez de froid pour préserver la plaquette de beurre qui se répandait intégralement dans celui-ci .

 


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