Escapade turque ...


Le 27 Juillet 2010

 

 

 

Ce matin, les couleurs,enveloppant le lac, étaient plus belles encore .

Malgré une interdiction formelle rappelée par de nombreux écriteaux, d' en approcher

les rives ceinturées par ailleurs par la mise en place d' un grillage, de très nombreux turcs

y pêchaient cependant .

 

Nous reprenions la route avec toujours pour objectif de rejoindre au plus vite,

la Méditerranée . Nous faisions étape à Beysehir, une petite ville animée bordant

les rives d' un joli lac . Nous y visitions l' Esrefoglu Camli, une des très rares mosquées

entièrement construite en bois . Un bien belle mosquée dont les piliers étaient

élégamment sculptés .





Au delà de Beysehir, la route que nous suivions n' était que très peu fréquentée . Elle serpentait au cœur de jolis paysages ayant des airs de décors alpestres . Ainsi, conifères et pics rocheux s' y mêlaient pour former une forêt semi-végétale, semi-minérale .

Cet espace n' était occupé que par de rares campements nomades éparpillés çà et là sur des plateaux .



Nous avions désormais atteints les bords de la Méditerranée . Nous nous rendions à Side, une station balnéaire, où le long de ses plages de sable blond, s' étiraient une rangée ininterrompue de transats et de parasols où se prélassaient de très touristes étrangers.  Sa rue principale était bordée de boutiques de luxe, de restaurants, de bars fréquentés par les uniques touristes .

Mais on trouve aussi à Side, d' étonnants vestiges ayant intégrés les rues même du "village" . Seul l' accès au théâtre était payant ; nous ne nous y rendions pas : d' autres bien plus beaux nous attendaient, et depuis l' extérieur, on avait finalement un bel aperçu de celui-ci .



Parmi les plus beaux théâtres romains que plus haut nous évoquions, figurait sans aucun doute celui d' Aspendos ...

En fait, il était probablement le plus beau de ceux que nous ayons visité tout au long de ce circuit turc ... Fabuleux !

Extrêmement bien conservé, il possède un extraordinaire mur de scène garni de niches avec frontons sculptés ; les galeries

du théâtre l' étaient aussi . Au total, ce théâtre pouvait accueillir jusqu' à 15 000 personnes .



Mais nous ne limitions pas la visite du site à son seul théâtre . Nous y avons également observé  les ruines étendues d' une cité

gréco-romaine . Ainsi y découvrions nous, les restes d' une basilique, d' un nymphée, d' une agora, d' un stade, de rues ...

En contrebas de cette acropole, opposé au théâtre, se dressait par ailleurs, les vestiges d' un impressionnant aqueduc .



C' est sur le parking faisant face au fronton extérieur du théâtre, que nous passions la nuit ; nous y avons eu très chaud !

Le matin, nous étions réveillé par le trafic important des bus déversant leurs flots de touristes .



Le 28 Juillet 2010


Quittant Aspenos, nous prenions la direction d' Antalya, délaissant ainsi le site de Pergé . Les sites antiques rencontrés sur notre

route s' avérant si nombreux, il nous a paru judicieux d' opérer à une sélection .

Antalya  est une énorme ville, nous nous y repérions difficilement . Non sans mal, nous parvenions néanmoins à localiser sa séduisante vieille ville (Kaleiçi), où nous prenions plaisir à nous promener . Les anciennes maisons turques avec leurs avancées en bois, ont ici fait

l' objet d' une belle rénovation, elles abritent pour la plupart, de nombreuses boutiques, des restaurants ou encore des pensions .



Nous ne voulions surtout pas manquer la visite du site de Termessos  où nous nous rendions désormais . Il se situe en pleine montagne, à 34 km d' Antalya, dans un cadre vraiment superbe . Complètement envahi par les broussailles, le champ de ruines s' étale sur plusieurs versants de collines . Son théâtre quant à lui s' ouvre majestueusement sur les montagnes alentours .



En divers endroits, nous découvrions de superbes nécropoles truffées de sarcophages, de tombes et de mausolées ornés de sculptures .



Nous regagnions les bords de la Méditerranée  et faisions étape à Cirali .

Nous y observions un spectacle étonnant, où des dizaines de flammes sortaient mystérieusement du sol : les Chimères .

Elles seraient dues à des émanations de méthane . Le phénomène bien qu' étonnant n' en était pas pour autant réellement spectaculaire . Mais peut être fallait il pour cela, s' y rendre de nuit ?!



La visite des Chimères, que nous souhaitions la plus tardive possible, nous contraignait a dénicher de nuit, notre lieu de bivouac .

Un exercice que nous n' apprécions pas particulièrement . La journée avait été très chaude, nous aspirions tous à un bivouac le long

de la mer, depuis lequel il aurait été possible de se baigner . Nous le trouvions le long de la belle plage d' Adrasan .

Parce que pressé à vouloir se garer rapidement et enfin, plonger dans la grande bleue, j' accrochais un poteau autour duquel se "lovait" notre porte-vélos ... Désormais profilé, il n' engageait désormais moins le gabarit !



Le 29 Juillet 2010

 

 


Au lever du jour, nous ne pouvions que mieux constater l' étendue des dégâts ...

Importants ! Non pas pour le poteau, mais bien concernant notre porte-vélos !

 

Nous constations également que la plage d' Adrasan  occupait un cadre vraiment exceptionnel : confinée dans une très jolie baie . Nous nous y sentions vraiment bien,

et nous nous y attardions ce matin encore, retournant goûter la douceur de ses eaux .

Puis, nous reprenions la route ...








Arycanda  se situait à 30 kilomètres au Nord de Finike .

A son entrée, nous y trouvions une rafraîchissante fontaine tombant en cascade et un petit marché où nous faisions le plein de fruits

et de légumes pour une somme vraiment dérisoire . On nous y offrait par ailleurs, de succulentes figues et des petits poivrons .

Les vestiges de l' antique cité sont accrochés à la montagne sur plus de 100 m de dénivelé ... il y a fait particulièrement chaud !

Le théâtre est vraiment très beau ... globalement, nous avons eu beaucoup de plaisir à nous balader à travers les vestiges de ce site relativement étendu .



La route que nous empruntions ensuite depuis Finike  en direction de Demre, longeait la côte au plus près . Celle-ci se révélait

aussi belle qu' elle n' était sauvage . Dans chacun des virages, d' agréables criques invitaient à la baignade ...

Après la chaude visite d' Arycanda, nous n' y résistions pas .



Nous nous rendions à Uçagiz, où nous stationnions sur le parking desservant le port .

Uçagiz  est un petit village calme et pittoresque . Il se situe dans une baie vraiment très belle, faisant face à l' île de Kekova,

LA grande excursion pour laquelle, plusieurs rabatteurs nous proposaient de nous emmener en bateau. Pas trop insistants, nous déclinions poliment chacune de leurs propositions .



Nous partions à pieds pour Kaleköy  situé sur une presqu' île, face à Uçagiz .

Le chemin que nous empruntions nous permettait d' admirer de nombreux sites ouvrant sur la très jolie baie de Uçagiz . Ils étaient plantés de nécropoles, souvent en très bon état de conservation .



Nous atteignions Kalaköy  après avoir traversés sa citadelle surplombant ce minuscule village accroché aux rochers . 

N' y circulent aucune voiture, on n' y trouve donc pas de routes, uniquement des ruelles débouchant toutes sur une mer turquoise .

Isolé, Kalaköy  est un lieu hors du temps, tels ceux que nous affectionnons particulièrement!

Profitant des derniers rayons du soleil, nous nous offrirons une baignade que nous ne sommes pas près d' oublier, au cours de laquelle nous approchions jusqu' à la toucher, une incroyable tombe lycienne, à demi immergée .



Nous retournions à Uçagiz  où nous retrouvions notre fourgon garé sur le port . Nous y demeurions pour passer la nuit . Pour la première fois du séjour, nous partagions l' espace avec trois autres camping-cars (des Italiens) . Jusqu' alors, chacune de nos nuits,

nous les avions passées seuls, excepté bien entendu, au camping de Gorëme . D' une manière générale, nous n' avons rencontré que très peu de CC durant notre séjour . Une moyenne à peu près égale à un par jour : deux ou trois français, quelques italiens, quelques slovènes, des allemands, des hollandais, des autrichiens et même quelques turcs .



Le 30 Juillet 2010


Nous longions toujours la Méditerranée  jusqu' à atteindre Kas . La ville que l' on découvre d' abord depuis la route, est située au pied d' une montagne abrupte . Le panorama proposé depuis celle-ci est magnifique : la petite ville s' ouvre sur une jolie baie abritant une myriade d' îlots ...

Depuis son petit port, elle offre aux visiteurs, un ensemble de ruelles bordées de belles maisons, où il fait bon flâner .



Pour rejoindre ensuite Kalkan, nous empruntions une jolie route côtière desservant d' adorables petites plages . Kalkan  était

également abritée au sein d' une jolie baie ; elle semblait cependant souffrir d' une frénésie immobilière défigurant un peu son site ...

Nous ne nous y arrêtions pas .


 

 

 

 

Sur la route, nous nous arrêtions pour visiter le site antique de Patara

Il se révélait moins intéressant que beaucoup d' autres que nous ayons déjà visités

jusqu' à ce jour . Il est la porte d' entrée d' une très jolie plage de sable fin s' étirant sur

plus de quinze kilomètres .






 

 


Parce que réputée comme étant l' une des plus belles plages de Turquie, elle était également très fréquentée .

Mais très étendue, il suffisait de la longer sur quelques centaines de mètres pour y être seuls . Personne sous le parasol ?! 

Mais où étaient-ils ?! Bah ... Ils s' ébattaient dans l' eau ! Nous y passions effectivement, une bonne partie de l' après-midi .



De Fethiye, nous rejoignions Olüdeniz, une lagune aux eaux turquoises entourée de montagnes dont le Mont Baba  d' où

s' élançaient de nombreux parapentes survolant la baie . Nous n' y trouvions pas d' endroits où nous poser ... Nous prolongions, vers Kayaköy, où nous découvrions les ruines d' une étrange ville fantôme, puis vers Gemiler Beach ... La route que nous suivions alors était splendide, dominant d' adorables petites criques .



Dans la baie de Karaköy, Gemiler Beach  était une petite plage de micro-galets, tranquille, à l' écart des foules . 

Elle nous assurait un paisible bivouac ... Nous y obtenions l' accord d' y séjourner contre la prise économique d' un plat au petit restaurant desservant l' endroit . On était bien loin de l' agitation touristique régnant à Olüdeniz .

Notre fourgon, on le découvre dans le coin inférieur gauche sur la photo ci-dessous .



Le 31 Juillet 2010


Nous parvenions ce jour à Daylan . Le long de son petit front de rivière, nombreux étaient les démarcheurs à proposer une balade en bateau sur le lac Köycegiz  ou encore vers le site de Caunos . Nous refusions systématiquement chacune de ses demandes . De l' autre côté du chenal,  sculptés dans la falaise, nous pouvions observer de magnifiques tombes lyciennes .



Daylan est est une petite ville agréable, nous y appréciions particulièrement son marché très coloré .



Remontant à bord de notre fourgon, nous longions le lac Köycegiz  jusqu' à déboucher au Nord au petit port de Köycegiz .

La couleur que prenaient ici les eaux du lac était vraiment surprenante ... Le village quant à lui, un peu tristounet, avait des airs

de lieux de villégiature que ne fréquenteraient que de paisibles retraités .



Nous quittions désormais les bords de la Méditerranée  pour rejoindre ceux de la Mer Egée .

Nous effectuions pas mal de kilomètres pour nous rendre vers l' extrémité de la presqu' île de Datça  ne faisant que traverser la très (trop à nos yeux) touristique ville de Marmaris . La presqu' île présentait un relief tourmenté . Dans un paysage boisé, la route empruntée alternait entre paysages "montagnards" paysages maritimes . Aux endroits les plus étroits de la presqu' île, nous pouvions apercevoir la mer s' étendant de part et d' autre .



Au delà de Datça, les paysages étaient plus sauvages encore ; de rares petits villages occupant çà et là le fond de baies isolées .

Nous rejoignions celle de Palamut , où nous effectuions l' un de nos plus paisibles bivouacs, situé tout au bout  d' une paisible plage

de sable gris .



Le 01 Août 2010


La route que nous emprunterions aujourd' hui nous conduirait jusqu' au site de Cnide . Surplombant une côte très découpée,

elle nous gratifiait de paysages assez fabuleux .



Le site de Cnide  occupe la pointe extrême de la presqu' île de Datça . Loin d' être vraiment très spectaculaire en soi, il nous permettait en revanche, d' effectuer une formidable promenade  au cœur d' un environnement plus qu' enchanteur .



Nous n' appréciions pas particulièrement notre halte à Datçà . La ville se résume à un port de plaisance bordé de boutiques et de restaurants pour touristes . Nous lui préférions la vieille ville (Eski Datça), un petit village de caractère, isolé, à quelques kilomètres à

l' intérieur des terres où nous prenions plaisir à nous promener .



Longeant une côte très découpée, nous nous rendions à nouveau sur une presqu' île : celle de Bozburun .

Celle-ci était peut être encore plus sauvage et préservée que celle de Datça . Entre mer et montagne, elle livrait des paysages

d' une réelle beauté . Étonnamment, nous lui attribuions un petit air de locks écossais ou de fjords norvégiens ?!



Nous bivouaquions en bout extrême du port de Bozburun, un petit village tranquille, fréquenté par de nombreux plaisanciers

de toutes nationalités .



Le 02 Août 2010


Ce matin, nous quittions temporairement les bords de mer ... De nombreux kilomètres allaient nous mener vers l' intérieur des terres,

jusqu' à Aphrodisias, où nous y visiterions  les vestiges d' une ville romaine . Et quelle ville romaine ! Une des plus belles, et un stade antique le plus remarquable de Turquie .



A la suite d' un tremblement de terre, les différents monuments ont été recouverts de boue, le préservant ainsi des vandales .

Le site archéologique est donc particulièrement bien conservé . Nous débouchions d' abord sur le propylée, une magnifique porte richement décorée . Son stade était gigantesque ; il mesurait 250 mètres de long sur 34 mètres de large et pouvait accueillir

jusqu' à 20 000 spectateurs ... Bluffant !



La visite se poursuivait par celles de l' odéon dont l' état de conservation était assez remarquable, de l' agora, des thermes puis

de son théâtre . Nous l' achevions par celle du musée, renfermant de nombreuses pièces directement découvertes sur ce site même .



Nous nous dirigions désormais vers Pamukkale .  Nous ne pouvions que remarquer cette étonnante falaise blanchie par l' écoulement de sources chaudes chargées de sels calcaires lorsque nous y arrivions . Nous la visiterions le lendemain . Harcelés par des rabatteurs nous proposant d' improbables campings, nous nous échappions vers Karahayrt, où nous assistions à un étonnant spectacle au cours duquel, des locaux trempaient dans des sources thermales et se couvraient de boue .



Peu après l' entrée Nord du site de Pamukkale  (dont on nous refusait l' accès pour y passer la nuit), face à la "falaise de sel",

nous repérions une plate-forme susceptible de nous accueillir pour la nuit . Notre quiétude y allait être très perturbée par le rodéo nocturne de plusieurs voitures, sono hurlante, et qui soulevaient sur cet espace, une impressionnante poussière . Nous ne pouvions

dès lors plus envisager ouvrir la moindre aération ... il faisait particulièrement cette nuit là, très chaud !

Bref, nous y passions une nuit assez épouvantable !



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